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Que sont-ils devenus : Mathieu Bourret

 

Mathieu Bourret, enfant de Bompas (le bon passage....) est le fils de Geneviève et Jean Marc, qui débute le rugby par le XIII, discipline pour laquelle il est considéré comme le meilleur joueur de sa génération ! Quelle classe ! En fin d'année 1980, il passe à XV ! Sa signature à l'Usap fait couler beaucoup d'encre. L' international Board le prive même de licence pour les phases finales avec l'Usap.

Famille très Rugby, Mathieu est également le frère de Marie, quadruple Championne de France avec l'Usat Toulouges. Treize sélections internationales (2005 à 2009) ainsi qu' une participation à la coupe du monde de rugby à 7 (2009) viennent couronner sa riche carrière sportive.

Mathieu , Espoir du Rugby Français, se retrouve au coeur d' une" mêlée" qui l 'oppose à l'Usap, qui ne veut pas le laisser partir pour le Stade Français. Il signe grâce à l' intervention de la FFR à Northampton Saints (2OO6-2007). Entre 2007 et 2009, il jouera au Castres Olympique avant de rejoindre l'US Dacquoise (2010). Ce brillant joueur, Catalan bon teint, pétri de qualités , n 'a pas eu la chance de jouer énormément. Son objectif ? Prendre beaucoup de plaisir sur le terrain !

Je vous propose, à travers quelques questions de mieux le connaître !

Que sont-ils devenus : Cyrille Gossard

Cyrille Gossard

Cyrille Gossard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- CR : Ton poste de prédilection ?  à 13 et à 15.      
CG : 2ème ligne à XIII, et 3ème ligne à XV.
- CR : Pourrais-tu nous retracer ton parcours ?      
CG : Foot, jusqu’ à l'age de 17 ans, puis 1 saison à Rivesaltes XV (junior), 2 à Argeles (Reichel), puis 3 à l 'USAP (Reichel et Espoir) avec le titre de champion de France Espoir, puis une saison a l'UTC, avant d’intégrer les Dragons.


- CR : Quel souvenir gardes-tu du titre de Champion de France remporté avec les Espoirs de l'USAP en 2005 ?  
CG : Une équipe qui sur le papier avait peut d'internationaux,mais qui sur le terrain faisait preuve de solidarité. Cela a été un titre qui a récompensé cette équipe avant que chaque joueur ne prenne des trajectoires différentes.
 
- CR : Quel bilan fais-tu de ta dernière saison ?  
CG : 2011 ferra pour moi parti des saisons à oublier (blessure, puis peu de temps de jeu), à l’exception de la campagne automnale de l'équipe de France.

- CR : Ton souvenir le plus marquant de la saison ?  De ta carrière ?  
CG : Cette saison, je retiendrai le match de l'équipe de France à Avignon, devant 17.000 personnes, et dans ma carrière, la finale de la Cup à Wembley en 2007, et le titre de champion de France Espoir, qui reste le seul titre de ma carrière.
- CR : Les 2 Rugby se jouent avec le même ballon...... et pourtant ?  
CG : Et pourtant cela reste deux sports différents sur bien des points, mais qui vont tendre à se ressembler avec le temps.

- CR : Quels sont tes modèles à 13 et à 15 ?  
CG : Jason Crocker (2nde ligne comme moi) avec qui j ai fait mes débuts en super league était impressionnant, et quand j ai demarré à XV, Olivier Magne était au top.
 
- CR : Pratiques-tu d’autres activités en dehors du Rugby ?  
CG : La playstation, la cuisine (je n' aime pas la faire mais mon épouse est un véritable cordon bleu) et mes deux jolies petites filles : Eléna 3 ans et demi et Inès 9 mois qui me prennent beaucoup de temps !!
 
- CR : Si tu n'avais pas joué au Rugby quel sport aurais-tu aimé pratiquer ?  
CG : Le foot (que j'ai pratiqué plus jeune) ou le hand.
- CR : Parles-nous de ton passage à l'Usap ? As-tu gardé des contacts ?  
CG : C'est à l'USAP que j ai adapté ma vie pour l'orienter vers une carrière pro. J'y suis devenu rigoureux sur mon jeu, ma préparation, mon hygiène de vie. Même si ça ne s' est pas passé comme je l 'aurai voulu au départ, je ne regrette absolument rien en ce qui concerne ma carrière. D'ailleurs c'est en Espoir que j 'ai remporté mon seul titre. La vie a fait que j 'ai peu de contact avec les anciens joueurs (exceptés ceux qui sont Pro à l USAP,que je croise à Caliceo et Boris Bethery que j'ai 2 fois par an au téléphone). Mais aussi Christophe Colomet (orthographe du nom de famille pas certain) avec qui j'ai joué en Reichel qui est un cousin d'un ami à moi. Je suis toujours content de les revoir quand le hasard fait que.

- CR : As-tu pensé à t 'éloigner de ton Canigou ?  
CG : Plus jeune, j'avais la possibilité, après la saison du titre, de partir au LOU,en pro D2, mais je n'en ai pas eu le courage . Mais ,ma vie de sportif professionnel a fait que j'y ai pensé ces derniers mois.

- CR : Comment s’est décidé ton départ de l'USAP ?  
CG : Je n'avais que peu d'option après les Espoirs. P.Boher me trouvait trop petit pour intégrer les pros, puis l'option du LOU est arrivée sur le tard et je n'ai pas eu le courage de partir. C’était donc la fédérale qui m’était promise, jusqu’à ce que Sebastien Munoz et Bruno Castany me contactent pour faire un essai à l'UTC, essai qui fut concluant...

- CR : Que conseillerais-tu aux jeunes qui veulent pratiquer le Rugby ?  
CG : De jouer derrière, le jeu d'avant, que ce soit à XIII ou à XV abîme trop, sinon, d'avoir une bonne hygiène de vie et de bien entretenir leurs corps.

- CR : Que penses-tu des clubs dont la politique est de recruter systématiquement loin de leurs bases ?
 
CG : Que c'est se tirer une balle dans le pied. C'est souvent économiquement moins rentable, on a parfois de mauvaises surprises avec les recrues, et à la longue cela décourage pas mal de jeunes.

- CR : Charité ou solidarité ?  
CG :
Solidarité, valeur essentielle des  2 rugbys.

- CR : Une manie avant un match ?  
CG :
J’échange des SMS avec mon épouse.

- CR : Ton dernier caprice ?  
CG :
Pas mon genre.

- CR : Ta plus grande casserole ?  
CG :
Pareil, je suis plutôt du genre discret au quotidien.

- CR : En un mot : Quel est le secret du bonheur?  
CG :
LA FAMILLE.

- CR : Enfin Cyrille, parles nous de ton (tes) projets.  
CG :
Je travaillais sur la réalisation de plans informatiques avant d’être pro. J'aimerai pouvoir me remettre à niveau pour reprendre ce style d'emploi, et partager mon temps avec une équipe de jeunes.

 

Champions de France Espoirs 2005

Que sont-ils devenus : Sebastien Descons

Sebastien Descons



Sebastien Descons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 


- CR : Pourrais-tu nous retracer ton parcours ?
      
SD : j'ai commencé le rugby à l'age de 4 ans dans mon club ariégeois de Saverdun ou j'y ai joué jusqu'à 19ans dont les 2 dernières en équipe première avant de rejoindre l'Usap en 2002.
j'ai passé ensuite 4 saisons à l'usap ou j'ai pu toucher le haut niveau et décrocher un titre de champion de France Espoir en 2005 avec comme capitaine Bruno Rolland "allias le poulpe"
j'ai rejoins PAU et le championnat de Pro D2 en juin 2006 où je suis resté cinq riches saisons.
je viens de signer pour 2 saisons au Racing Métro où je vais retrouver mon ancien coéquipier et ami à l'usap : Nicolas Durand.

- CR : Quel bilan fais-tu de ta dernière saison passée à Pau ?  
SD : Le bilan de la saison écoulée est mauvais car nous avons pas atteint nos objectifs de qualification.. nous avons pas su confirmer la saison précédente ou nous avions atteint la demi finale. Pour ma part , la première partie de la saison a était plutôt correcte car j'ai participé a toutes les rencontres. Par la suite , une petite blessure m'a privé de reprise en janvier et une mauvaise rentrée en jeu et la roue a tourné vite.. je suis revenu par la case Espoir que je n'avais plus fréquenter depuis 2005 pour 2 matches et j'ai pu ensuite réintégrer le groupe Pro pour la fin de saison.. ce fut une année compliquee car tu passes du haut de l'affiche à pas grand chose, mais c'est le genre de saison qui te fait murir mentalement et ou tu te rends compte quand même que le professionnalisme a pris le pas malheureusement sur les valeurs humaines !!

- CR : Ton souvenir le plus marquant de la saison ?  De ta carrière ?  
SD : J'ai deux souvenirs marquants:  La montée en fédérale 2 avec mes amis et mon club de Saverdun alors que je n'ai que 17 ans , en 2001. Le match USAP TOULON, Le jour de mon anniversaire le 13 mai 2006 devant mes amis de Saverdun dans les tribunes, où j'ai la chance de rentrer et de marquer un essai. Ce match reste marquant, car j'avais perdu ma grand mère quelques jours avant et j'avais joué avec un petit mot en sa mémoire dans ma chaussette, et que mon grand père avait pu me voir aussi le soir a jour de rugby sur canal, avant que lui aussi nous quitte malheureusement 7 jours plus tard.......

- CR : Que penses- tu du Rugby  dans le Bearn.... en Ile de France ?
 
SD : Le béarn est une région qui vit rugby et la section en est le club phare. Toutes les villes ou villages autour de Pau ont un club de rugby et beaucoup d'entres elles tout les ans arrivent pas loin du bout dans leur championnat. Y a qu'a voir la moyenne de spectateurs, environ 6000 à chaque match de la section pour s'en rendre compte. Le public est connaisseur et un peu nostalgique des grandes années qu'a connu le club. Cette région à un vivier de jeunes joueurs prometteurs qui feront surement un jour le bonheur de la section..

- CR : As-tu un modèle de joueur à ton poste ?  
SD : J'aimais beaucoup Jean Baptiste Elissalde, qui avait un profil proche du bien, capable de pouvoir jouer aux deux postes de la charnière et qui sur des gestes d'instinct faisait basculer les rencontres.. Aujourd'hui j'aime bien Yachvili, véritable patron du jeu biarrot et qui lui aussi n'hésite pas a se servir de son pied pour faire basculer les matchs. Et je vais dire aussi Nico Durand , sinon il va m'en vouloir!!!!.

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CR : Pratiques-tu d’autres activités en dehors du Rugby ?  
SD : J'ai pas trop d'activités en dehors ,vu que le rugby me prend pas mal de temps. J'aime bien aller au cinéma et faire des sorties restaurant, revenir en Ariége et profiter de mes proches et l'été venir faire du jet ski à Canet !!!
 
- CR : Si tu n’avais pas joué au Rugby, qu’aurais-tu aimé faire ?  
SD : Je me suis jamais trop posé la question car j'ai tout fait pour devenir pro de rugby, mais j'ai fait des études dans le commerce donc je me serais orienter la dedans, ce que d'ailleurs je risque de faire à la fin de ma carrière.

- CR : Champion de France “ESPOIR” en 2005 ! Toujours en contact avec tes anciens coéquipiers ?  
SD : Je me suis jamais réellement coupé de l'Usap, j'ai gardé  beaucoup d'attaches ici; je suis resté très ami avec Bruno Rolland et Jérome Porical, Laurent Sempéré , j'ai pu jouer contre Christo Ruiz et même si avec les autres on se voit moins, ça fait toujours autant plaisir de les revoir, comme à la féria de ceret 2009, ou j'ai pu recroisé  Vincent Roigt, Thierry Astier, Christophe Nimbo ,Laurent Battle et j'en oubli mais la soirée fut longue !!

- CR : Que conseillerais-tu aux jeunes qui veulent faire carrière dans le Rugby ?  
SD : Le premier des conseils que je pourrais donner aux jeunes, c'est de valider les diplômes de penser vraiment à ça car le rugby s'est professionnalisé, dure maximum 15 ans pour les plus privilégiés et qu'il y a beaucoup de demande mais pas trop de place donc vraiment ne pas négliger les études. Ensuite pour ce qui ont la chance d'intégrer des centres de formation, profiter de pouvoir passer un maximum de choses que l'on vous propose, style brevet d'entraineur et autres car je me rends compte aujourd'hui que j'avais cette chance la et j'ai fait "mon branleur". Ensuite, ne pas vouloir bruler les étapes quand on passe pro, se méfier des avances et des promesses faites par certains agents, profiter de tout les moments: Cadets, Crabos ,Reichel ,et Espoirs car la encore c'est dans ces catégories où l'on joue avec des copains, voire des amis, car par la suite le monde pro peut être difficile mentalement et où certaines valeurs ont tendance a disparaitre..

- CR : Comment s’est décidé ton départ de l'USAP ?  
SD : La principale cause de mon départ de l'Usap, c'est qu'à mon poste , il faut du temps de jeu pour pouvoir progresser et ce temps de jeu, je ne l'avais pas à l'Usap. Malgré deux saisons avec les pros, je n'ai jouer que 3 fois je crois titulaire et a mon seul regret en plus toute ces rencontres ce sont jouées à l'extérieur. J'étais jeune et pas prêt aussi à pouvoir rivaliser avec les performances de Nico Durand et Sylvain Dupuy. Le club et en l'occurrence Marcel Dagrenat souhaitait me garder et je me suis permis de refuser leur proposition sans avoir quelque chose de concret derrière. Je ne regrette pas car j'ai eu la chance de signer a Pau et j'ai pu vivre 5 ans de Pro D2 enrichissante a tout les niveaux et je pense qu'au lieu de s'obstiner a être remplaçant en top 14, vaut mieux être réaliste et redescendre d'un étage pour pouvoir par la suite mieux rebondir. J'avoue quand même pas trop avoir eu de chance non plus car il n'y a eu aucune blessure en 2 saisons qui m'ai permis peut être de saisir ma chance..

- CR : Que penses-tu des clubs qui recrutent systématiquement loin de leurs bases ?  
SD : Je pense que c'est une chance pour notre championnat et nous les joueurs, de pouvoir côtoyer des étrangers. ils nous emmènent leur culture et leur vision différente sur le rugby. Après, faut pas dépasser le quota autorisé car c'est sûr que quand ils occupent des postes clefs, ça peut peut être poser problème pour notre équipe nationale et barrer certains jeunes mais bon le rugby est passé Pro et donc faire avec cet afflux de joueurs..

- CR : Parles nous de ton (tes) projets ?  
SD : A l'heure actuelle , je me pose vraiment le problème de ma reconversion et je vais surement m'orienter sur une formation dans le commerce pour compléter ce que j'ai déjà. Ensuite pour rien vous cacher, Perpignan et sa région me plaisent donc pourquoi pas m'installer définitivement en Roussillon où j'ai gardé énormément d'attaches et où mon meilleur ami tiens une affaire dans la restauration sur Canet-en-Roussillon..
 

 

Que sont-ils devenus : Christopher Ruiz

Christopher Ruiz

Christopher Ruiz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- CR : Pourrais-tu nous retracer ton parcours ?      
CRZ : J'ai commencé le rugby à 11 ans au club de mon village  Arles sur tech où en cadets nous finissons  vice champions de France. Je pars ensuite à l'USAP en 1999 et intègre le centre de formation en 2002 avec un titre de champion de France Espoirs en 2005 et 2 sélections en équipe de France des -21 ans pour le tournoi des 6 nations. J' intègre ensuite en 2005 l'effectif Pro du RCNM .J 'y suis encore aujourd'hui
.

- CR : Quel bilan fais-tu de ta dernière saison ?  
CRZ : Ce fut une saison compliquée.On finit 13 ème et on se maintient sur l'avant dernière journée. On est ensuite relégués administrativement pendant l'inter saison, avant d'être requalifiés. Sur un plan personnel, je finis 4 eme meilleur réalisateur du championnat de Pro D2 avec 304 points.

- CR : Ton souvenir le plus marquant de la saison ?  De ta carrière ?  
CRZ : De la saison ? : la victoire contre Carcassonne .On a joué devant 10 000 personnes, je prends même mon premier carton jaune de ma carrière pour plaquage haut, ça fera rire ceux qui connaissent ma taille. De ma carrière ? : Le titre de champion de France Espoirs avec l'Usap, plus qu'une aventure sportive, je retiendrais l'aventure humaine de ce titre !.

- CR :
Que penses-tu du rugby dans l'Aude et de ses deux clubs en Pro D2  ?
 
CRZ : C'est bien pour l'Aude d'avoir deux clubs de rugby pro surtout que ce n'est pas un des départements les plus riches économiquement Ca permet d'avoir de beaux derbys et d'amener encore plus de monde au stade.

- CR : Quel est le meilleur demi d'ouverture du monde ?  
CRZ : Dan Carter et je ne suis pas le seul à le penser à mon avis !
 
- CR : Pratiques-tu d’autres activités en dehors du Rugby ?  
CRZ : Pendant la saison je ne pratique pas d'autres activités physiques pour favoriser la récupération .Le seul sport que je me permets est la belote, mais à l'intersaison j'aime jouer au tennis ou au foot avec les copains. 
 
- CR : Si tu n'avais pas joué au Rugby quel sport aurais-tu aimé pratiquer ?  
CRZ : Le tennis ou le foot.
 
- CR : Parles-nous de ton passage à l'Usap ? As-tu gardé des contacts ?  
CRZ : J'ai passé 5 ans à l'Usap , dont 2 au centre de formation ou on s'entrainait, on vivait tout le temps ensemble. C' est sur que ça crée des liens en plus on finit en apothéose avec le titre. Je suis resté proche de certains joueurs comme Olivier Benassis qui était mon voisin au centre de formation, Laurent Sempéré ,le nouveau dieu du stade, Thomas Bouquié, et Fabien Grammatico avec qui je joue à Narbonne. J'ai régulièrement des nouvelles de Jerôme Porical, de Jean Pierre Perez, Adrien Planté ...  et également ceux que je croise sur les stades comme Boris Bethery,  Sebastien Descons, Benjamin Goze, Mathieu Bourret.... Je ne les vois pas autant que je le désirerais dû à mon emploi du temps.

- CR : Que répondrais-tu à cette question (venant du Pays Catalan ) : "Je ne sais pas si on te manque , toi oui" !  
CRZ : Moi aussi, je reste Catalan avant tout. Pour preuve j'ai eu une petite fille il y a bientôt 7 mois et elle est née à Perpignan !!! J'ai encore ma famille et beaucoup d'amis sur Perpignan ce qui me permet de revenir très souvent.

- CR : Comment s’est décidé ton départ de l'USAP ?  
CRZ : En 2005 je suis en Espoirs et l'USAP m'annonce qu'ils ne me proposeront pas de contrat pro et après mes sélections en équipe de France de -21 ans et le titre avec l'USAP le RCNM est venu  me chercher et je suis allé tenter ma chance chez le voisin audois.

- CR : Que conseillerais-tu aux jeunes qui veulent pratiquer le Rugby ?  
CRZ : L'important est de toujours prendre du plaisir dans l'activité que l'on pratique, mais maintenant s'ils veulent pratiquer à haut niveau, il faut travailler très dur et surtout ne pas oublier qu'une carrière est éphémère et qu'il est important de continuer les études et de préparer son avenir.

- CR : Que penses-tu des clubs dont la politique est de recruter systématiquement loin de leurs bases ?
CRZ : Je pense qu'il est mieux de faire confiance à une politique interne en privilégiant les jeunes des centres de formation, d'une part car ça revient moins cher et d'autre part pour l'identité du club c'est important. Maintenant aller chercher des personnes confirmées loin de nos terres est aussi intéressant car ils amènent de l'expérience et une autre vision de notre sport. Il ne faut seulement pas oublier d'où on vient.

- CR : Que penses-tu des nouveaux maillots de Usap Asso?.....
CRZ : Il sont très jolis mais je reste attaché
à ceux que l'on portait à notre époque.

- CR : 70 Km, c' est rien ? c' est beaucoup ?
CRZ : C'est rien  et ça me permet d'avoir mes proches à coté . C 'est  très appréciable.

CR : Ton dernier caprice ?
CRZ : Je ne suis pas quelqu'un de très capricieux.

CR : En un mot : Quel est le secret du bonheur ?
CRZ : Je ne sais pas quelle est le secret du bonheur, mais ce que je vis en ce moment y ressemble : vivre de sa passion, et être entouré des gens que j'aime.

CR : Enfin Christopher, parles nous de ton (tes) projets.
CRZ : A court terme: Je viens de me faire opérer d'une fracture du péroné il y a peu, donc à court terme c'est de faire une bonne rééducation pour revenir encore plus fort et aider mon club à faire une bonne saison.

 
 

Champions de France Espoirs 2005

Que sont-ils devenus : Boris Bethery

Boris Bethery




Boris Bethery

 





 


















































 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- CR : Pourrais-tu nous retracer ton parcours ?      
BB : Tout d’abord, j’ai commencé le rugby à l’âge de 9 ans, à l’école de Rugby de Canet – Sainte-Marie., jusqu’à l’année de mes 17 ans, en Junior Balandrade.

De là, direction les Crabos de l’USAP en Juillet 2000 jusqu’en Espoir, en faisant parti du Centre de Formation. En 2005, nous avons remporté le Titre de Champion de France Espoir.

En juin 2006, Marc Dal Maso, entraineur de l’équipe de Limoges fraichement montée en PRO D2, me contacte. Je resterai 2 saisons au sein de ce club ; saisons enrichissantes tant au niveau de l’expérience qu’au niveau du combat exigé pour exister.

Suite à la relégation sportive en Fédérale 1 de Limoges, et pensant que les objectifs du Club ne me correspondaient plus, je prends la décision de partir. J’étais en contact avec 1 Club de Pro D2 qui ne se finalise pas et 3 Clubs de Fédérale 1 (Chalon sur Saône, Périgueux et Aix en Provence). Tous les 3 se donnaient les moyens de monter en Pro D2, mais mon choix final s’est porté sur Aix en Provence, avec l’intention de me rapprocher du Roussillon. Dé Juillet 2008 à Juin 2010, 2 saisons se sont déroulées ; la 1ère avec à la clé, la montée en Pro D2, et la seconde plus difficile car nous avons été relégué sportivement.

En avril 2010, le Président Laurent MARTY et le Manager Marc DELPOUX de l’Union Bordeaux Bègles m’ont contacté pour un contrat de 2 ans, avec pour projet les demi-finales de Pro D2. Je n’ai pas hésité longtemps, et j’ai accepté leur proposition.

- CR : Quel bilan fais-tu de ta dernière saison ?  
BB : J’ai eu une saison mitigée. J’ai joué de malchance suite à plusieurs blessures. Au mois d’octobre, j’ai raté 3 matchs à cause d’une déchirure à l’ischio. Un mois après la reprise, je me fais une luxation de l’épaule gauche et me fais opérer dans la foulée. Une fois celle-ci rétablie, j’ai pu avoir du temps de jeu, malgré la concurrence d’Olé AVEI, talonneur des Samoa qui a fait une saison extraordinaire.

Malgré cela, nous avons vécu une belle fin de saison, avec la montée en TOP 14 !!


- CR : Ton souvenir le plus marquant de la saison ?  De ta carrière ?  
BB : Mon souvenir le plus marquant de la saison est incontestablement la montée en TOP 14, le 22 Mai 2011.

J’ai plusieurs souvenirs qui m’ont marqué tout au long de ma carrière :

- Le titre de Champion de France UFOLEP en Cadet, avec Canet Sainte-Marie, en 1999, où j’ai crée des liens forts avec certains de mes partenaires, comme David MARTY, Laurent RIGART, Arnaud BRINTIN, Cyril DOMENECH, et d’autres pour qui j’ai une pensée particulière comme Adrien MARTINEZ et Julien DIAZ qui nous ont quitté.

- Bien-sûr le titre de Champion de France Espoir, en 2005 avec l’USAP,

- La montée e PRO D2 avec Aix en Provence, à Carcassonne, lors de la demi-finale retour chez eux, avec 9 points d’avance. L’avenir du Club était en jeu, car le Président Lucien SIMON avait tout misé sur cette saison. En effet, si le Club n’était pas monté, le futur du Club et des joueurs aurait été incertain.

- CR : Que penses-tu du rugby dans la région Aquitaine et d'une métropole comme Bordeaux dans le nouveau paysage du rugby Français ?  
BB : Quelques Clubs historiques du Rugby se trouvent dans le Sud Aquitain (Dax, Mont de Marsan, Bayonne, Biarritz). Il est donc important que l’UBB arrive à se maintenir en TOP 14 pour représenter la Gironde et es Clubs autour de Bordeaux, qui sont nombreux dans chaque division amateur. De plus, cette montée a engendrée, une augmentation des licences du Rugby en Gironde.

Malgré le foot omniprésent dans ce département, la montée en TOP 14 à soulevé un élan nouveau, comme dans les années phares du Rugby Béglais des années 90 / 2000. L’an passé, plus la saison avançait avec des résultats en notre faveur, plus le stade se remplissait de dimanche en dimanche.

A ce jour, les abonnements représentent la totalité des places assises du Stade André MOGA…


- CR : As-tu un modèle de joueur à ton poste ?
 
BB : Jeune, je "badais" Marc Dal Maso, je l’avais affiché partout dans ma chambre (ce qui m’a mis les premiers mois la pression lorsque ce fut mon entraineur à Limoges). Je trouvais qu’il était en avance sur les bases que son poste exigeait. Il était très fort dans les phases de conquête (touches et mêlées), combattant, et de plus, très disponible dans le jeu. Un peu comme Servat mais il y a 12 ou 13 ans en arrière…

Petit clin d’œil à mes collègues, pour Jerry Flannery, à qui je ressemblerai…


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CR : Pratiques-tu d’autres activités en dehors du Rugby ?  
BB : Pas plus que ça pendant la saison…. En semaine, on privilégie la récup entre les entrainements.

Sinon, le week-end et les lendemains de match, j’aime aller me promener dans Bordeaux ou bien à l’océan, et étant épicurien, me faire de temps en temps un bon resto. Quand je rentre chez mes parents à Canet, j’aime profiter de ma famille, de mes amis, aller à la pêche avec « Pédro » (Jean-Pierre PEREZ) et faire du Jet-ski avec « Popey » (Jérôme PORICAL) !

 
- CR : Si tu n'avais pas joué au Rugby quel sport aurais-tu aimé pratiquer ?  
BB : Je ne sais pas trop… J’aime le sport en général. Mais j’ai un penchant pour la pêche aux gros.

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CR : Parles-nous de ton passage à l'Usap ? As-tu gardé des contacts ?  
BB : Je suis resté 6 ans à l’USAP, de 17 à 23 ans, dont 3 années au Centre de Formation, avec des joueurs que je connaissais depuis petits, comme Pedro PEREZ qui est un ami.

Au Centre de Formation, nous étions une véritable petite famille, où les valeurs du rugby étaient omniprésentes. On vivait tous ensemble, se voyait tous les jours, et il y avait toujours quelqu’un pour rendre service à l’autre. Ce sont des années formidables que je ne suis pas prêt d’oublier.

Je suis restée en contact avec tous pratiquement, même si je suis plus proche de Pedro et Popey, que j’ai pratiquement, tous les jours, au téléphone…

J’ai de temps en temps Guilem GUIRADO, Jérôme SCHUSTER, David MELE, Adrien Planté, Laurent Sempéré , Brice Mach , Guillaume Beltran , Sébastien DESCON, Renaud DROITECOUR. Dès que le temps nous le permet, on essaye de se voir autant que possible.

Et bien-sûr, Bruno ROLLAND, Directeur du Centre me téléphone quelques fois dans la saison pour prendre de mes nouvelles et surtout au moment des mutations, car il cherche des jeunes joueurs à enrôler au Centre de Formation…


- CR : Que répondrais-tu à cette question (venant du Pays Catalan ) : "Je ne sais pas si on te manque , toi oui" !  
BB : Bien-sûr que oui !! Sans faire preuve de chauvinisme, c’est pour moi, le plus beau département de France, et je compte bien retourner vivre en Catalogne, un jour ou l’autre.

- CR : Comment s’est décidé ton départ de l'USAP ?  
BB : J’arrivais au terme de ma dernière saison Espoir. J’aurais pû rester 2 ans de plus grâce aux dérogations mises en place pour les joueurs de 1ère ligne, mais sachant que pour l’étage supérieur, cela serait difficile, c’est naturellement que je me suis dirigé vers Limoges après leur proposition en Pro D2. Les 1ers mois ont été assez difficiles du fait d’avoir quitté ma région, ma famille et mes amis…

- CR : Que conseillerais-tu aux jeunes qui veulent pratiquer le Rugby ?  
BB : Tout d’abord, ne pas se prendre se prendre la tête et prendre du plaisir avec ses copains. Il est important de garder les valeurs du rugby : Plaisir, Respect, Partage, Solidarité.

Et si en avançant dans les catégories, leur but est de devenir Pro, il faut être fort mentalement, et ne pas négliger les études. Une carrière peut être éphémère, on peut se trouver très vite en haut de l’affiche, et tout aussi rapidement, se retrouver aux oubliettes…. C’est pour ça qu’il est important d’avoir un diplôme ou une formation avec soi.


- CR : Que penses-tu des clubs dont la politique est de recruter systématiquement loin de leurs bases ?
BB : Chaque Club à sa politique. Soit ils recrutent des étrangers, soit ils font confiance à leurs jeunes. Il faut juste trouver un équilibre car les joueurs étrangers amènent un plus à notre championnat, culturel et rugbystique. Mais il ne faut pas qu’il y ait d’abus car sinon, nous allons à l’encontre de la formation Française, et à un moment donné, cela va coincer pour notre équipe Nationale.

Je pense que la mise en place de quotas de joueurs étrangers dans les clubs n’est pas une mauvaise solution, mais celle-ci est à observer et analyser sur la longueur

- CR : Enfin Boris, parles nous de ton ( tes) projets.
BB : Malgré ma licence en ingénierie en poche, plusieurs projets murissent dans ma tête :

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Soit de reprendre mes études et de suivre une formation afin de devenir Kiné,
-
Soit ouvrir une affaire avec Pédro et Popey.

Mais pour l’instant, je me consacre pleinement au rugby…